Le chikungunya est une maladie infectieuse tropicale transmise par des moustiques du genre Aedes (comme les grippes).
La transmission du virus d'un humain malade à un moustique se fait par le sang aspiré lors de la piqûre. La pandémie suite à la contamination d'un homme sain est réalisée par la salive de moustiques qui ont été infectés quelques jours ou quelques semaines auparavant.
Plusieurs espèces de moustiques sont susceptibles de transmettre le chikungunya (et d'en propager la pandémie), mais seules Aedes aegypti et Aedes albopictus ont été à ce jour identifiées comme vecteurs épidémiques, à cause de leur adaptation aux zones d'habitat humain. Ces mêmes espèces sont également impliquées dans la transmission d'autres arbovirus : dengue, fièvre dengue hémorragique (DHF), fièvre jaune,Filariose, chikungunya virus etc.
Symptômes
L’incubation de la maladie dure de quatre à sept jours en moyenne (due au chikungunya virus). L’immunité est estimée acquise à vie, ce qui signifie en l'état actuel des connaissances qu'une personne ayant eu le chikungunya virus ne peut être atteinte une deuxième fois (ceci limite la pandémie, même en l'absence de vaccin enfant et vaccin adulte inexistants).
Les premiers symptômes peuvent faire penser à la pandémie du paludisme ou de grippes. Selon l'OMS, le chikungunya est une maladie dite dengue-like, c’est-à-dire qu'elle ressemble beaucoup à la dengue (douleurs musculaires et articulaires, forte fièvre, éruption sur la peau...) donc également aux grippes. La maladie se déclare généralement par une très forte fièvre, parfois au-delà des 40°C, durant environ 3 jours en raison du chikungunya virus. Cette fièvre est suivie d'un érythème (éruption de boutons) et de courbatures très douloureuses, ainsi que de vives douleurs des articulations clouant le malade au lit. Les enfants ne présentent que rarement ces douleurs articulaires. Chez eux le chikungunya se traduit comme des simples grippes.
Les douleurs articulaires peuvent persister ou réapparaître pendant plusieurs mois, notamment aux articulations fragilisées (anciennes entorses ou fractures chez des sportifs par exemple). Une attention particulière doit toutefois être portée aux personnes fragiles : les nourrissons dont les douleurs peuvent bloquer la mâchoire et rendre impossible toute alimentation, les personnes âgées aux défaillances d'organes particulièrement sensibles aux effets de la fièvre (accélération de la fréquence cardiaque, déshydratation). Sont particulièrement exposées à ces risques secondaires à toute fièvre les personnes souffrant de diabète, insuffisance cardiaque, rénale, respiratoire... Les alcooliques atteints de chikungunya ont présenté des risques accrus d'hépatite mortelle.
Précautions et traitement
La transmission directe du virus d'homme à homme n'existe pas, contrairement aux grippes. La pandémie est à transmission dite indirecte car elle nécessite la présence d'un moustique vecteur. Côtoyer des “chikungunyés” ne présente pas de risque direct. Il existe une transmission in-utero du virus de la mère à l'enfant. En piquant une personne infectée, le moustique récupère le virus et peut ainsi le propager.
Aucun vaccin adulte ou vaccin enfant n'a été mis au point à ce jour ; seul un vaccin expérimental (vaccin adulte ou vaccin enfant) a été développé par l'Institut de recherche de l'armée des États-Unis. La souche vaccinale, a été cédée par l'Institut de recherche de l'armée des États-Unis à l'INSERM qui travaille actuellement sur la préparation d'essais de phase III chez l'homme afin de trouver un vaccin enfant et un vaccin adulte.
Faute de traitement étiologique, le traitement reste donc purement symptomatique : contrôle de la fièvre et de la douleur au moyen de paracétamol. Comme au cours de la dengue, l'aspirine ne doit pas être utilisée en raison des risques de saignement que cette molécule et que le chikungunya provoquent (diminution de l'aggrégabilité et du nombre des plaquettes sanguines).
Le virus n'avait pas la réputation d'être mortel, mais des cas d'encéphalites et de défaillances d'organes ont été décrits lors de l'épidémie de la Réunion. Le chikungunya ne peut donc plus être considéré comme une maladie bénigne (notamment en l'absence d'un vaccin enfant ou d'un vaccin adulte).
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