Deux facteurs vont contribuer à l'expansion du virus et à la grippe pandémie: la réouverture des écoles et la saison particulièrement favorable aux épidémies grippales. Si la Grande-Bretagne a autant été touchée, il est probable que ce soit parce que ses écoles ont fermé plus tard qu'en France. Durant cette rentrée des classes, le port d'un masque protection peut être un moyen d'éviter la grippe ou pour ne pas la propager en attendant un vaccin contre grippe (le masque protection se change toutes les 8h maximum, voir Notre boutique).
Le passage au niveau d'alerte maximal
Annoncé pour la rentrée par le Ministère de la Santé dès la fin juillet, le niveau 6 du plan de prévention et de lutte contre la grippe pandémie propose une panoplie de mesures parfois drastiques, comme la fermeture des écoles. Aucune mesure ne sera appliquée automatiquement, mais ce sera décidé en fonction de chaque situation (du moins tant qu'il n'y a pas de vaccin contre grippe). La fermeture des écoles, notamment, peut être efficace : les épidémies de grippe hivernales s'arrêtent souvent d'elles-mêmes après les vacances de Noël.
La vaccination priorisée
Avec 94 millions de doses, les trois quarts de la population pourront se faire vacciner pour limiter cette grippe pandémie. Le ministère a parié sur cette proportion de demandeurs, puisque le vaccin contre grippe ne sera pas obligatoire. Mais avec les impératifs liés aux essais cliniques et à la production des doses, celles-ci ne seront disponibles qu'au fur et à mesure, et il faudra définir qui en bénéficiera en priorité. Le gouvernement a demandé un avis au Comité de lutte contre la grippe A, en cours de validation. Selon Jean-Claude Manuguerra, il faut composer entre protéger les populations les plus fragiles et stopper la dynamique de la grippe pandémie. Le Ministère de la santé a cependant déjà prévenu que les populations prioritaires pour contrer la grippe pandémie seraient «les personnes atteintes de pathologies respiratoires et de maladies chroniques» et le personnel soignant. Se faire vacciner ne concernera donc que les personnes prioritaires.
De plus en plus de victimes
Le premier décès d'une patiente porteuse du virus A (H1N1), annonciateur des épidémies, est survenu le 18 juillet, à Brest. Mais le ministère de la Santé a prévenu qu'«avec cette forte diffusion de ce nouveau virus H1N1, nous pourrions avoir des conséquences sanitaires importantes», rappelant qu'une simple grippe saisonnière était responsable d'environ 2.500 morts par an. L'OMS ne fait plus de projections chiffrées sur le nombre de décès possibles en raison des épidémies, mais «les autorités britanniques ont estimé la fourchette haute du nombres de victimes à 65.000», rapporte le Dr Manuguerra. Et selon lui, la configuration en Grande-Bretagne est «relativement comparable à la France». Le Ministère de la santé ne dramatise donc pas, sans prendre ces informations à la légère.
Un vaccin inefficace en cas de mutation importante
Mais si la dépense est importante, elle semble indispensable puisqu'il s'agit d'acquérir des doses «en quantité suffisante» pour vacciner «l’ensemble de nos concitoyens» contre l’épidémie, selon Roselyne Bachelot. Une dépense qui s'avèrerait cependant inutile en cas de mutation importante du virus.
Le professeur Bruno Lina, directeur du Centre national de référence contre la grippe a prévenu que «le vaccin contre grippe sera quand même efficace si le virus mute légèrement, ce qui est le plus vraisemblable (...) mais si le virus change beaucoup, ce vaccin contre grippe ne servira à rien.»
100.000 cas grippe porcine ont été répertorié la semaine dernière en Angleterre, soit environ deux fois plus de cas grippe porcine qu'une semaine auparavant, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires.
Le chiffre de 100.000 cas grippe porcine, qui n'est qu'une estimation, représente un quasi-doublement par rapport au nombre de nouveaux cas enregistrés la semaine précédente (55.000 cas grippe porcine).
840 personnes souffrant de la grippe A sont hospitalisées, dont 63 en soins intensifs, a précisé le ministère de la Santé. Ces chiffres ne valent que pour l'Angleterre, les autres régions britanniques devant publier de leur côté leurs propres données sur le nombre de cas grippe porcine. Les anglais attendent eux-aussi le vaccin pour se faire vacciner rapidement afin d'endiguer l'expansion du virus
La grippe A est une infection virale qui touche principalement le nez, la gorge, les bronches, et éventuellement les poumons, d'où l'intérêt d'un masque protection. L’infection dure en général une semaine environ et se caractérise par l’apparition brutale d’une forte fièvre, un mauvais état général, une toux sèche, une gorge irritée et une rhinite
Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par l’intermédiaire des microgoutelettes et des particules excrétées par les sujets infectés lorsqu’ils toussent ou éternuent.Un masque protection est donc utile pour la personne malade et pour son entourage. La grippe A tend à se propager rapidement en épidémies saisonnières.
La plupart des sujets atteints guérissent en une ou deux semaines sans traitement médical (le masque protection n'est évidemment pas obligatoire). Mais chez les sujets très jeunes, les personnes âgées et les malades souffrant de pathologies graves, elle peut provoquer de graves complications des pathologies concomitantes, la pneumonie et la mort.
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