La grippe H5N1



La grippe aviaire est une maladie infectieuse de l’animal provoquée par un virus grippal qui comprend plusieurs genres (ou types) dont le virus A. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques et créer une véritable grippe épidémie. Elle peut être fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner une mortalité extrêmement élevée, en particulier dans les élevages industriels. Aucun vaccin grippe ni traitement grippe n'existe actuellement contre cette grippe épidémie.

Les virus de l’influenza aviaire peuvent exceptionnellement être transmis à l'homme (ce n'est pour l'instant pas suffisant pour créer une pandémie grippale ou grippe épidémie, mais dans la mesure où aucun vaccin grippe n'existe, cela reste dangereux en l'absence d'un traitement grippe adapté). Cette transmission s'effectue essentiellement lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d'animaux infectés. Le tableau clinique (dénommé « grippe aviaire ») chez l'homme est marqué par des infections respiratoires aiguë sévère, d'évolution souvent fatale. L'infection peut également prendre d'autres formes cliniques que respiratoires (digestives ou neurologiques, par exemple), voire être asymptomatique. Ajoutons que le port d'un grippe masque peut être contre indiqué en cas de problèmes respiratoires. Dans ce cas, un autre traitement grippe doit être trouvé.

Le risque majeur représenté par les virus aviaires de la grippe H5N1 est qu'ils s'adaptent à l'homme et qu'une transmission interhumaine s'installe, pouvant provoquer une grippe épidémie. Ce virus peut s'adapter de deux façons : soit en mutant progressivement, soit en se recombinant avec une souche virale humaine. Cette recombinaison pourrait survenir chez un hôte intermédiaire (porc) ou chez l'homme à l'occasion d'une coïnfection. Une souche recombinée ou qui aurait mutée pourrait acquérir une capacité de transmission interhumaine. Le risque de dissémination deviendrait alors important, compte tenu de l'absence d'immunité de la population mondiale vis-à-vis de cette nouvelle souche.

Situation de l'épidémie animale face à la grippe H5N1
Depuis le début de l'épizootie (décembre 2003), 63 pays ou territoires ont notifié des infections chez des oiseaux sauvages ou d’élevage. Ces animaux peuvent contaminer l'homme par le biais de secrétions respiratoires.

Situation des cas humains
En zone tempérée, une recrudescence hivernale de la circulation virale, tant chez l’homme que chez l’animal, est observée chaque année depuis le début de l’épidémie en 2003. En zone intertropicale (Indonésie notamment), des cas peuvent survenir tout au long de l’année (à moins de porter un grippe masque).
Pour la plupart des cas humains décrits, la contamination a pour origine des contacts avec des animaux malades ou morts, ou avec leurs déjections. Néanmoins, une quarantaine d'épisodes de cas groupés familiaux ont été décrits depuis le début de la grippe épidémie, impliquant au total une centaine de cas confirmés. Ces cas humains groupés ont été décrits dans 12 pays (ceci aurait pu être évitable si des grippe masque avaient été portés). Il s’agit dans la majorité des situations de cas avec une exposition commune à de la volaille malade.
A ce jour, les informations dont l’Institut de veille sanitaire dispose sur les nouveaux cas notifiés n’apportent aucun élément en faveur d’une modification des modes de transmission de la maladie. Selon l’OMS, le niveau d’alerte pandémique reste inchangé (phase 3).

Les mesures de contrôle
Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent en une mise en quarantaine des foyers animaux identifiés, puis leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés.
Sur le plan humain, des mesures de précaution individuelles sont recommandées pour les personnes exposées à des volailles infectées. De même, pour les voyageurs se rendant dans des zones où il existe des foyers animaux, il convient de respecter certaines précautions. A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin grippe contre le virus H5N1.
Le risque de pandémie grippale est pris en compte par les pays de la Communauté Européenne, et notamment par la France qui dispose d’un plan gouvernemental de lutte élaboré dans la perspective d’un tel événement.

N'oublions pas non plus les maladies infectieuses connues depuis longtemps. La pandémie grippale H1N1 (et grippe H5N1) a malheureusement éclipsé l'organisation de la journée mondiale de lutte contre le paludisme (350 millions de victimes par an et 3,3 milliards d'individus menacés). De même, la tuberculose tue deux millions de personnes par an, essentiellement dans les pays les moins favorisés. Il est urgent de franchir une nouvelle étape : celle de l'anticipation des nouveaux risques de pandémie grippale, en s'appuyant sur une coopération de l'ensemble des acteurs pour trouver, entre autre, un vaccin grippe ou traitement grippe et généraliser l'emploi du grippe masque (voir Notre boutique). En d'autres termes, il s'agit de permettre aux pays en développement de se doter de leurs propres capacités de lutte en intervention (vaccin grippe, grippe masque, traitement grippe ...), mais aussi en recherche, au plus près du terrain et des maladies pour éviter les risques de pandémie grippale.




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