Alerte Dengue


Alors qu'elle était présente uniquement en Asie du Sud-Est, cette épidemie est depuis quelques années en pleine progression dans le reste de l'Asie, en Afrique et surtout en Amérique du Sud, où le nombre de cas a été multiplié par 60 entre 1989 et 1993. Les raisons sont multiples :



Depuis 2006, plusieurs pays des Caraïbes ont mentionné des cas de cette epidémie : la Dominique, la Jamaïque, le Suriname, Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et la Guyane.
Début 2008, environ 36 000 habitants de Rio de Janeiro ont contracté la dengue, surchargeant les urgences hospitalières. 50 % des malades de cette epidémie avaient moins de 14 ans, 24 sont morts. 2 053 nouveaux cas ont été signalés pour la seule journée du 20 mars.


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'entre 50 et 100 millions de personnes sont infectées dans le monde chaque année par cette épidemie. Entre 200 000 et 500 000 personnes souffrent de la forme hémorragique, qui tue 20 000 personnes par an.
C'est l'arbovirose la plus répandue, 40 % de la population mondiale étant exposée au virus et ainsi à cette épidemie.



Contamination

L'épidemie de dengue est transmise à l'homme par l'intermédiaire de moustiques (Aedes aegypti et en de rares cas Aedes albopictus qui propagent le dengue virus) et se répand souvent en milieu urbain ou semi-urbain.
Une protection respiratoire ne sert donc à rien contrairement à la pandémie grippal (grippe porcine...). En effet, une protection respiratoire sert principalement à éviter la contamination entre humains : la protection respiratoire est inutile face aux moustiques qui transmettent le dengue virus.


Symptômes

C'est le plus souvent une maladie bénigne (dont les symptômes sont de types grippal avec le dengue virus) qui, après une période d'incubation allant de 2 à 7 jours, produit des premiers symptômes se rapprochant d'un syndrome grippal sévère et brutal (forte fièvre, maux de tête, courbatures, asthénie, etc.) qui peut durer 5 à 7 jours. Une fièvre plus durable remet le diagnostic grippal en cause.
Après 2 à 3 jours d'évolution de cette epidémie de dengue, les nausées et vomissements parfois intenses empêchent toute alimentation, entraînant un syndrome d'épuisement et une déshydratation avec collapsus (heureusement sans réelle conséquence, car répondant bien à une hydratation intra-veineuse).
Les formes hémorragiques seraient dues à un phénomène immuno-allergique et affecteraient des gens ayant déjà eu une dengue, mais avec l'un des 4 autres sérotypes viraux.


Clinique

Après une incubation muette de quatre jours à peine (comme l'incubation grippal mais avec le dengue virus) et une invasion spectaculaire, avec le malade « cloué sur place » par la douleur et la brusque ascension thermique, la période d'état présente un tableau très caractéristique : deux phases hyperthermiques de trois jours sont séparées par une défervescence importante de deux à trois jours, donnant à la courbe l'aspect classique d'une « selle à troussequin ».
La première phase, avec des températures rémittentes atteignant 40 à 40,5 °C est hyperalgique avec des céphalées très violentes (aucune vaccination n'est possible).
La seconde, avec fièvre à 39 à 39,5 °C se termine, du septième au dixième jour de la maladie, par une chute thermique brutale, avec crise sudorale abondante et alors commence une convalescence longue et pénible avec parfois des phases dépressives.
Il n'y a pour l'instant ni traitement préventif (vaccination) ni traitement curatif de la dengue (infection virale) contre cette epidémie de dengue. La prise en charge consiste en mesures symptomatiques :


La convalescence suite à cette epidémie de dengue dure une quinzaine de jours.
La dengue ne présente généralement pas de complications, mais il existe quelques formes sévères et de rares formes hémorragiques, qui impliquent de consulter un médecin (même sans vaccination) et éviter l'automédication, notamment par la prise d'aspirine qui est formellement contre-indiquée, de même (mais avec un moindre niveau de preuve) que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, car ils majoreraient le risque hémorragique.



Prévention

La prévention contre cette épidemie (à défaut de vaccination) consiste à se prémunir des moustiques qui piquent durant la journée. Elle passe par la limitation du nombre des moustiques, comme pour d'autres maladies transportées par ce vecteur.
Pour être immunisé contre la denge, il faut avoir eu les 4 types : une hémorragique et 3 non hémorragiques. Chaque fois, les symptômes sont plus importants pour ceux qui ont la denge. Il est donc indispensable, pour les personnes jeunes, âgées, affaiblies ou ayant des antécédents de denge de se protéger avec un répulsif corporel à base de DEET (la citronnelle ne suffit pas contre la denge) à renouveler toutes les 4 h, des prises de répulsifs, un moustiquaire et des vêtements longs à la tombée du jour.




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